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                                                      Saint-Goustan, une invitation à la flânerie

Mieux vaut éviter les talons hauts pour parcourir Saint-Goustan. Pour commencer, les rampes du Loch, bâties sur les ruines d’un château-fort, descendent vers le port. Des terrasses ombragées de la promenade, la vue plonge sur les quais. La rive la plus pittoresque se rejoint en franchissant le pont à quatre arches de pierre du 13e siècle. La place Saint-Sauveur aux pavés bombés s’encadre de maisons cossues, à pans de bois et encorbellements. Les ruelles pentues, entrecoupées de marches, partent à l’assaut du quartier, bordées de façades à colombages. Les demeures des 15e et 16e siècles affichent une respectable allure, qui s’encanaille le soir venu dans le bruissement des terrasses de cafés.

Deux villes en une

Cité d’art et d’histoire, Auray-Saint-Goustan s’enorgueillit de deux quartiers anciens. La ville haute centrée autour de l’église Saint-Gildas et la ville basse sur les bords du Loch. Le port, avec sa position stratégique, s’enrichit au Moyen-Age grâce aux droits de passage perçus sur les bateaux. Aux 16e et 17e siècles, le trafic du vin et des céréales en font le troisième port breton. Les souvenirs résonnent encore sur les dalles de granit, rappelant que l’Américain Benjamin Franklin a accosté ici en 1776 pour rencontrer Louis XVI.

A proximité, la ville sanctuaire Sainte-Anne d’Auray est le premier site de pèlerinage catholique en Bretagne. Si la basilique néogothique est le point d’orgue de la visite, promenez-vous dans le cloître, arrêtez-vous à la fontaine miraculeuse, au mémorial, près de la statue monumentale ou à l’espace Jean-Paul II. Des visites commentées permettent de mieux découvrir ce patrimoine remarquable. En famille exercez-vous au grand jeu « A la recherche des Clés du Temps » dont la pochette est disponible à l’office du tourisme.

V

Venetis est mentionné dès le Vème siècle pour remplacer le nom du IIème siècle, Darioritum ou Dariorigum (cité par le géographe Ptolémée), qui évoque un gué (ritum). La cité gallo-romaine de Darioritum apparaît dès le 1er siècle. Elle aurait été créée après la victoire de César sur les Vénètes en l'an 56 avant Jésus-Christ. Dans cette agglomération se trouvaient un amphithéâtre et de nombreuses maisons (le sous-sol des Archives Départementales, rue Saint-Symphorien, renferme les restes d'une habitation romaine du premier siècle, au-dessus de laquelle est bâtie une villa moins ancienne du IIIème siècle). La cité s'établit en faite sur deux sites séparés par le port : la colline de Boismoreau, urbanisé entre le Ier et le IIIème siècle avec forum et basilique, et la colline du Méné, sur laquelle est construit, à la fin du IIIème siècle, le castrum qui sera la base de la ville médiévale. A la fin du IIème siècle, cette cité devient la capitale des Vénètes. Au IVème siècle, une enceinte est édifiée : elle a la forme d'un triangle ayant au sud pour limite le haut de la Place des Lices (deux vestiges de ce rempart subsistent encore : l'un dans le jardin de la rue Thiers et l'autre derrière l'ancienne caserne des pompiers).

Dès la fin du XIVème siècle, Vannes accueille la cour, la Chambre des Comptes et le Parlement du duché de Bretagne. Vannes devient en 1379 résidence ducale jusqu'au milieu du XVème siècle. Le duc Jean IV fait construire le château de l'Hermine (achevé vers 1387) et fait agrandir l'enceinte urbaine vers le sud. La Chambre des Comptes est installée rue de la Bienfaisance en 1432. Les Etats de Bretagne se réunissent une vingtaine de fois à Vannes sous les Montforts (1364-1491).

Au XVème siècle, Vannes se décompose en cinq quartiers : l'intra-muros (avec 274 maisons), Saint-Salomon (avec 213 maisons), Saint-Patern (avec 152 maisons), Le Mené (avec 151 maisons) et Calmont (avec 39 maisons).

Vannes, à la Révolution, comptait quatre paroisses : Saint-Pierre (paroisse de la Cathédrale) qui couvrait toute la partie intra-muros, et trois paroisses extra-muros : Saint-Patern, Saint-Salomon et Notre-Dame du Mené. Les territoires de Saint-Pierre, de Saint-Salomon et du Mené sont des démembrements tardifs de la paroisse de Saint-Patern.

Le village de Meudon, autrefois dépendant de la commune de Saint-Nolff, est rattaché à Vannes en 1868. Des fouilles y ont révélé l'existence d'un atelier de poterie qui fabrique de la vaisselle de la fin du VIIIème siècle jusqu'au début du Xème siècle.

On rencontre les appellations suivantes : cité des Vénètes, Bénétis ou Vénétis (au Vème siècle), Vénéda (en 818), Guéned ou Guenette, Vanes (vers 1300), Vennes (au XVIIIème siècle). Le terme de Vannes est en usage depuis le XVIIIème siècle.

L'arche de Porz Guen

Les plages de la Côte Sauvage de Quiberon sont interdites à la baignade à cause des lames de fond. Ici l’océan est très violent et dangereux. Pourtant les criques sont sublimes. La plage de Porz-Guen de St Pierre de Quiberon fait partie des plus belles criques du Morbihan et du sud de la Bretagne. C’est de la pointe du Percho que l’on peut profiter d’un sublime panorama sur la partie nord de la Côte Sauvage avec sa succession de criques sauvages qui apparaissent et disparaissent suivant les marées. Quelques criques sont assez larges pour être accessibles à marée haute. On y vient pour profiter du sable et pour le dépaysement. Quelques surfeurs y viennent pour défier les vagues de l’Atlantique … mais attention c’est très dangereux …

Un sentier permet de parcourir cette côte vers le sud avec des accès aux différentes criques. Très belle balade !

Pour vous rendre dans ces criques, suivre la direction de Portivy et de la Côte Sauvage depuis la départementale. Avant d’arriver au port, bifurquer sur la route de Fozo puis tournez immédiatement à gauche sur la rue de Beg en Aud. On trouve un parking à 200 mètres de la crique, point de départ des différents sentiers.

                                   

 Un endroit qui offre un véritable tableau vivant

 Le château perché sur la roche, à la proue de la côte sauvage de Quiberon, est aux premières loges des spectacles marins les plus variés.

Le manoir de style anglo-médiéval du début du XXesiècle fait partie des sites les plus connus de Bretagne. Le somptueux château offre 550 m² de surfaces habitables, tournées vers la mer. Il est cerné d'un parc de 4900 m2.

« Château de la mer »

Le site emblématique de Quiberon attire photographes et curieux depuis plus d'un siècle. Ce manoir a été construit en 1904 par un industriel de la filature de Cholet, Georges Turpault, qui le baptisa « château de la mer ». Il fut ensuite renommé « château Turpault» par les Quiberonnais. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les lieux furent occupés par les Allemands.

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